Voile

Cap sur la performance

Performance, engagement, gestion du risque, telles sont les valeurs incarnées par la voile… et CORUM L’Epargne. Pour les porter haut et fort, l’entreprise a misé sur un IMOCA et un skipper de renom.

Il y a maintenant un peu plus de trois ans, CORUM L’Épargne s’est engagé dans la voile en finançant la construction d’un bateau, un monocoque IMOCA de 18,30 mètres, pour le confier ensuite à un skipper, Nicolas Troussel, double vainqueur de la Solitaire du Figaro. Le projet embarque une équipe de 15 personnes aux compétences techniques, sportives ou administratives - le Team CORUM Sailing – basé à Lorient.
«Notre choix de nous engager dans la voile en solitaire est dicté par des valeurs communes avec notre activité», explique Frédéric Puzin, président-fondateur du groupe CORUM. « Par exemple, dans les premiers jours de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre dont le coup d’envoi a été donné le 7 novembre dernier au Havre à destination de Fort-de-France en Martinique, les participants y compris notre équipe – Nicolas Troussel et Sébastien Josse - ont dû composer avec un vent très faible, illustre le dirigeant de CORUM. De même qu’en mer il faut sans cesse s’adapter à la météo, lorsqu’on gère l’argent d’épargnants, il faut anticiper les conditions du marché, savoir admettre qu’on a fait le cas échéant fausse route et changer son fusil d’épaule. Dans la navigation comme dans notre métier, poursuit-il, il faut faire preuve d’engagement, avoir des convictions, une vision claire, un cap, sur le long terme, tout en sachant s’adapter aux aléas, le tout sans forcément suivre les autres…» Mais d’autres raisons encore expliquent le choix pour CORUM L’Épargne d’être sponsor d’un bateau, et pas n’importe quel sponsor puisque l’entreprise en est propriétaire : «La voile en solitaire plait beaucoup aux Français qui l’associent à l’aventure souligne Frédéric Puzin ; par ailleurs, il existe une tradition du sponsoring de ce sport dans l’assurance et la bancassurance. Macif, Banque populaire ont leur bateau eux aussi, cite-t-il. Nous lancer dans ce projet était de ce fait également une manière pour nous d’être identifiés comme l’un des acteurs du secteur.» 

 

bateaux sur la mer

© Jean-Marie Liot / Alea

 

Un engagement utile

La décision de CORUM d’investir dans une embarcation dans le cadre de la charte IMOCA répond par ailleurs au souhait de s’engager dans un projet porteur de sens. Fondée en 1991, l’International Monohull Open Class Association gère les monocoques Open de 60 pieds (18,28 mètres). Cette organisation met en effet en avant «son souci permanent de développer la réflexion et l’innovation collective sur des questions environnementales afin d’adapter ses règles et les pratiques en faveur d’une performance toujours plus durable». Le bateau CORUM L’Épargne a été ainsi conçu dans cet esprit et dans le respect de la charte IMOCA , par l’architecte naval Juan Kouyoumdjian. Objectif : construire une embarcation la plus légère possible afin qu’elle puisse être rapide, tout en étant assez solide pour résister en haute mer. Mis à l’eau en mai 2020 à Port La Forêt où il a été construit, le navire a ensuite rejoint Lorient, son port d’attache. Le Corum Sailing  s’y active toute l’année entre deux courses et prépare le matériel nécessaire avant chacune d’elles au sein d’un immense hangar : cordages, vivres, désalinisateur d’eau, outils, pièces de rechange, tout y est soigneusement passé en revue afin que le duo de skippers puisse parer à tous aléas une fois lancé dans la compétition. L’équipe ne cesse de réfléchir tout au long de l’année aux progrès possibles, ce qui s’est par exemple traduit en octobre dernier par la réception d’une nouvelle paire de foils, sortes d’ailes d’avions connectées à la coque du bateau grâce auxquelles il gagne en vitesse sur l’eau. 

 

bateau corum

© Sébastien Josse / CORUM L'Epargne

Des retombées médiatiques

«Des événements tels que le départ de la Transat Jacques Vabre entrainent des pics de fréquentation de notre site internet», explique Frédéric Puzin. De fait, il est possible de suivre l’actualité du bateau dans la rubrique voile du site du groupe CORUM. «Il y a également des retombées sur les réseaux sociaux, reprend le dirigeant, plus largement, chaque article publié dans un quotidien, chaque passage de quelques minutes à la télé citant notre voilier sont autant d’expressions de notre marque et équivalent à des achats d’espaces média.» CORUM évalue par ailleurs l’impact de son engagement dans la voile en termes de notoriété en réalisant des sondages tous les trois mois : «Depuis que nous avons lancé notre projet de voile, il y a maintenant plus de trois ans, notre notoriété a progressé de manière importante, se félicite Frédéric Puzin. Notre marque est aujourd’hui bien identifiée, sans compter que nous avons eu la bonne idée de choisir une dénomination mentionnant notre activité., Si bien que notre bateau arbore un nom signifiant, grâce auquel le public sait ce que nous faisons : c’est là un levier puissant. Dernier point intéressant, ajoute-t-il, comme nous exerçons un métier réglementé, lorsque nous diffusons des campagnes de publicité, nous sommes tenus d’y intégrer un avertissement sur les risques que peuvent comporter les investissements. Or ces mentions obligatoires contiennent un certain nombre de mots compliqués, qui peuvent être anxiogènes pour les épargnants. Si bien que l’effet obtenu est l’inverse de l’effet recherché : cela ne rassure pas mais au contraire joue comme un repoussoir. Rien de tel dans la voile…».
 

Par

ELISABETH TORRES

 

Source : La Tribune de l'assurance - Décembre 2021

Crédit photo : Sébastien Josse / CORUM L'Epargne

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