Voile

Le grand saut !

A l’occasion du départ de la Transat Jacques Vabre 2021, cette impressionnante course transatlantique qui a lieu tous les deux ans depuis 1933 et à laquelle nous participons pour la seconde fois, nous avons voulu offrir une expérience inoubliable à l’un de nos collaborateurs. L’heureuse gagnante, Diane,   nous raconte son expérience à bord de l’IMOCA CORUM L’Épargne et son grand saut dans les eaux glacées de la Manche ce dimanche 7 novembre aux côtés de notre skipper Nicolas Troussel. 
 

Dimanche 7 novembre, CORUM m'a offert l'opportunité unique de partager les dernières heures avant le départ de la Transat Jacques Vabre 2021 avec nos skippers Nicolas Troussel et Sébastien Josse. Voici donc comment ça s'est passé.

A 9h du matin, j'ai rencontré Tiphaine Renard, la petite fée derrière toute l'administration et la logistique de l'événement. Elle m'a fourni une combinaison étanche, m'assurant que je ne serai pas mouillée pendant le grand saut.

« J'ai été impressionnée de voir à quel point la voile de compétition est un sport d'équipe. »

Puis tout est allé très vite : à 10h, nous étions déjà sur le bateau, avec Nico et Seb, mais aussi avec Gaby Bucau, Gabriel Couronne, Hugo Feydit et Olivier Mainguy, tous membres de l'équipe technique. J'avais toujours vu les courses de voile   comme un sport plutôt "solo", et je me demandais donc qui se trouvait derrière l'équipe technique et ce qu'ils allaient faire juste avant la course. En fait, j'ai été impressionnée de voir à quel point la voile de compétition est un sport d'équipe. 

 

Diane Montupet

 

De 10h à 12h40, tout le monde sur le bateau était concentré et travaillait méticuleusement ensemble : Seb supervisait l'ensemble de l'opération, Nico dirigeait le bateau, Gaby se tenait contre la bôme et aidait à hisser la grand-voile, Gabriel s'assurait que tous les cordages étaient au bon endroit et dans la bonne position, Hugo surveillait toute la partie électrique depuis l'intérieur de la cabine et Olivier vérifiait une dernière fois que le gréement courant et le gréement dormant étaient en place. Bien qu'ils semblaient tous extrêmement absorbés par leurs tâches, j'ai été surprise de voir à quel point ils étaient calmes. Il était clair que tout était sous contrôle, qu'ils étaient confiants que le dur travail qu'ils avaient collectivement investi dans ce projet portait ses fruits. 

Enfin, j'ai été émue de constater la complicité et le respect évidents entre Nico et Seb, qui étaient clairement excités et confiants à l’idée de passer les 17 prochains jours à affronter ensemble la mer déchaînée, en espérant terminer cette course dans le top 5 - ce qui représenterait non seulement un réel succès pour eux et pour CORUM L'Épargne, mais aussi un moyen pour Nico de restaurer  toute sa confiance après le malheureux démâtage sur le Vendée Globe 2020. 

12h35 : l'heure du grand saut. En 5 minutes, Seb m'a aidée à gonfler mon gilet de sauvetage et à fixer la caméra sur mon casque. J'ai eu le temps de jeter un dernier regard à Nico qui était déjà complètement absorbé par le départ de la course qui approchait à grands pas, Gabriel et Seb m'ont tous les deux attrapé un bras, m'ont aidée à trouver mon équilibre sur l'arrière du bateau... et voilà ! J'ai sauté dans la Manche glaciale, je me suis retournée et j'ai eu le temps de faire un signe d'adieu à tout le monde sur le bateau. Les autres membres de l'équipe technique m'ont portée hors de l'eau et sur leur Zodiac, afin que je puisse avoir la chance d'observer Seb et Nico franchir enfin la ligne de départ.

 

 

Par

DIANE MONTUPET
 

Partager cet article