Fonds obligataire

Obligataire : le moment opportun pour investir ?

Olivier Becker, expert obligataire du groupe CORUM, est cette semaine dans les colonnes du Figaro, pour évoquer le retour en grâce des fonds obligataires (c’est-à-dire l’épargne de prêt aux entreprises). Prolongeons avec lui la discussion, afin de mieux comprendre pourquoi il peut être particulièrement intéressant d’investir aujourd’hui sur l’obligataire…

Dans un article consacré au retour en grâce des fonds obligataires, le Figaro citait cette semaine le groupe CORUM aux côtés d’autres acteurs de références de ce marché. « Une mise en perspective de l’expertise du groupe CORUM en la matière, qui affiche des performances sensiblement meilleures que ses concurrents en ce début d’année 2022 ponctuée de challenges », confie Olivier Becker, expert obligataire du groupe CORUM. 

 

L’épargne de prêt aux entreprises

Cela fait près de 15 ans que le groupe CORUM propose des placements obligataires. Plus clairement : des solutions qui vous permettent de prêter de l’argent aux entreprises via un fonds. Pour financer sa croissance, son activité ou  ses investissements, une entreprise dispose en effet de plusieurs solutions : augmenter son capital (c’est le principe des actions), souscrire un emprunt bancaire ou encore, donc, faire appel au marché obligataire pour emprunter auprès d’investisseurs. Une obligation représente une part de dette émise par l’entreprise. Vous confiez votre épargne à un fonds qui l’investit en prêtant à des entreprises ; l’entreprise rémunère le fonds en contrepartie de ce prêt via des intérêts potentiels et rembourse le capital à la date d’échéance convenue à l’avance (hors cas de défaut). Le fonds génère alors une performance provenant principalement des intérêts perçus sur le prêt. Le jour où vous revendez vos parts, vous récupérez le capital investi (hors baisse de la valeur de part). 

Certains éléments de l’obligation sont fixes : le montant emprunté, le niveau des intérêts versés en contrepartie du prêt encore appelés « coupons », et l’échéance de l’emprunt (ou date de maturité). En revanche, le prix de l’obligation d’entreprise peut lui évoluer principalement en fonction de deux facteurs : 

  • les taux d’intérêt : si les taux montent, le prix de l’obligation diminue en conséquence ;
  • et la prime de risque, c’est-à-dire la rémunération supplémentaire attendue par rapport à l’investissement dans une obligation d’Etat considérée sans risque (i.e. Etat Allemand) : elle dépend de la capacité de l’entreprise à rembourser son emprunt. lorsque la prime de risque augmente, le prix de l’obligation baisse.

Le taux sans risque et la prime de risque composent le rendement d’une obligation. Plus le risque est élevé, plus vous exigerez que ce risque soit bien rémunéré. « Donc le prix d’une obligation, par exemple émise à 100 euros, évolue au fil du temps, même si cela ne change rien au fait que vous serez remboursé 100 euros à la fin (à moins que l’entreprise ne fasse défaut), résume Olivier Becker. En clair : l’avantage d’une obligation par rapport à une action, c’est la visibilité de son remboursement à maturité qui sera dans cet exemple de 100 euros, quelles que soient les fluctuations avant cette échéance. »  Un fonds obligataire est généralement composé de plusieurs dizaines d’obligations. Sa performance évolue en fonction du comportement de ces différentes obligations.

 

Retournement de situation

Après une très longue période de baisse des taux, l’environnement obligataire est en train de changer avec le retour de l’inflation et l’adoption de politiques monétaires plus restrictives de la part des banques centrales, longtemps très accommodantes, en particulier pendant la crise sanitaire. Nous vivons ainsi, depuis le début de l’année 2022 une hausse historique des taux d’intérêt. À titre d’exemple, l’obligation d’État allemande à 10 ans est passée de - 0,2 % à + 1 % depuis le début de l’année. Voilà qui ouvre une fenêtre d’opportunité pour les épargnants.
Bien sûr, la hausse des taux d’intérêt n’est pas une bonne nouvelle pour les obligations existantes. Nous venons de l’indiquer : leur performance est directement corrélée aux baisses et hausses de ces taux. En période de hausse, leur prix baisse. Pourquoi ? Parce que lorsque les taux remontent, de nouvelles obligations sont émises avec des coupons plus élevés. Séduits, les gérants revendent alors leurs anciennes obligations pour en acheter de nouvelles qui leur rapportent davantage. Et par conséquent la valeur des anciennes obligations diminue. 
Résultat : le marché européen des obligations à haut rendement a fait –7,95 %* depuis le début de l’année (du 31/12/2021 au 27/05/2022). Les fonds BCO et CORUM BEHY, distribués par CORUM L’Épargne dans l’assurance vie CORUM Life, s’en tirent toutefois mieux que la moyenne du marché, grâce à l’agilité des experts obligataires du Groupe et à leur expérience de plusieurs crises majeures. Ainsi, le fonds BCO (anciennement WBO) a réalisé une performance de -0,52 %** quand le marché plongeait à -2,65 %* en avril 2022. Depuis 12 ans, la stratégie appliquée au fonds de référence** de la gamme obligataire du groupe CORUM a toujours délivré une performance annuelle positive, sans que cela ne présage des performances futures. Une prouesse sur une durée aussi longue. La stratégie du  fonds BCO affiche même une performance annualisée de 6,62 %, supérieure de 1,29 % à celle du marché entre le 1er octobre 2009 et le 31 mars 2022.

 

Prime de risque en forte hausse

Cette remontée des taux intervient dans un contexte particulier : la perspective de plus en plus nette d’un ralentissement économique, de difficultés d’approvisionnement pour les entreprises, d’une inflation des coûts pour les consommateurs, la guerre en Ukraine, etc. En conséquence, l’environnement devient plus risqué pour les entreprises. Donc la prime de risque augmente : elle est passée de 3 % fin septembre 2021 à 5,88 %*** aujourd’hui (au 19/05/2022) pour les obligations de haut rendement.

On le constate : les deux composantes du rendement d’une obligation sont aujourd’hui affectées. « Actuellement, nous subissons une double peine, confirme Olivier Becker. D’une part, les taux d’intérêt remontent : l’OAT 10 ans (Obligation Assimilable du Trésor, en clair : un titre d’emprunt émis par l’Etat français avec une échéance de 10 ans), qui était encore négative en décembre, caracole aujourd’hui à 1,5 %. D’autre part, la prime de risque augmente elle aussi, en raison d’un environnement plus incertain. Au global, le rendement des obligations de haut rendement est passé de 3,28 % en début d’année (au 03/01/2022) à 5,88 %*** aujourd’hui (au 19/05/2022). »

 

Fenêtre de tir pour investir ?

Ces niveaux de rendement pourraient bien taper dans l’œil des épargnants en mal de performance. De ce point de vue, la hausse des rendements constitue une belle opportunité pour rentrer sur le marché obligataire. 

« Dans un monde de taux extrêmement bas voire négatifs, il était difficile de générer de la performance, commente Olivier Becker. Il devrait être désormais possible de construire des portefeuilles offrant un bon rendement en prenant des risques plus mesurés que par le passé. Car même en prêtant à des entreprises de bonne qualité, nous allons pouvoir servir des rendements potentiels de l’ordre de 5 % ou 6 %. Sur 10 ans d’historique, nous constatons que cet environnement offre une perspective de belles performances à horizon 12 à 24 mois. »

Or un rendement de cet ordre-là, associé à un risque maîtrisé, c’est justement ce que recherchent les épargnants. Même si l’environnement est un peu plus incertain. Dans ce contexte, la stratégie obligataire constitue une très bonne alternative aux actions, vis-à-vis desquelles elle est moins volatile, mais aussi au fonds euros dont les rendements sont aujourd’hui extrêmement faibles. Certes l’obligataire n’offre pas de garantie en capital et s’avère plus volatil que le fonds euros. Mais les solutions distribuées par CORUM L’Epargne varient moins que la moyenne du marché, grâce à une forte culture de la maîtrise de la volatilité, qui s’est notamment démontrée année après année sur le fonds BCO. Entre le 1er octobre 2009 et le 31 mars 2022, la stratégie de BCO parvient à maintenir une volatilité bien inférieure à celle du marché (2,09 % d’écart*).

 

Le bon moment pour s’intéresser au fonds CORUM BEHY ?

La fenêtre de tir est donc grande ouverte. La question pourrait se poser de savoir si la hausse des taux va se poursuivre et s’il faut donc attendre encore avant de se lancer. « La hausse des taux n’est peut-être pas terminée mais elle déjà conséquente, répond Olivier Becker. Les primes de risques vont possiblement continuer d’augmenter un peu, mais 5,88 %*** de rendement potentiel constitue vraiment un bon point d’entrée, que nous n’avions pas connu depuis 2016. Notons également que l’environnement est assez sain pour les entreprises. Elles ont bien résisté à la crise, grâce notamment au soutien des gouvernements ; elles ont pu se refinancer. Le scénario n’a rien à voir avec la récession de 2008. La conséquence, c’est que nous nous trouvons aujourd’hui avec des rendements obligataires qui ont doublé, alors que les taux de défaut des entreprises sont très faibles. C’est donc une situation vraiment favorable pour les nouveaux épargnants. »

A ceux qui souhaitent profiter de l’opportunité d’investir en obligataire, Olivier Becker propose de penser au fonds CORUM BEHY, dont l’agilité est particulièrement intéressante en période de remontée des taux  : « C’est un fonds qui ne va pas complètement tomber les voiles dans les périodes délicates, mais qui est en revanche plus flexible que la moyenne. Il a d’ailleurs moins baissé que ses concurrents au cours des dernières semaines. Il a également une bonne puissance de rebond lorsque les marchés repartiront. » Le fond CORUM BEHY a réalisé une performance de 3,24 % en 2020 malgré la première vague de COVID-19 et un premier semestre délicat. En 2021, la performance a atteint 4,27 % (contre 3,18 % pour le marché européen du haut rendement). Rappelons que les performances passées ne préjugent évidemment pas des performances futures… !


* Source : Bloomberg. Les fonds BCO et CORUM BEHY sont gérés de manière active sans obligation de répliquer l’indice ou indice de référence IBOXXMJA, représentant le comportement des obligations européennes à haut rendement.
** Source : Bloomberg. Les performances de la stratégie incluent celles du fonds WB Opportunities depuis sa création jusqu'au 30 avril 2017 et ne sont pas les performances du fonds BCO. Les OPCVM étant soumis à certaines restrictions, il est donc possible que la performance du fonds OPCVM BCO diffère de celle présentée ci-dessus.
*** Source : Bloomberg. Indice HEAE (Indice Bank of America Merrill Lynch Euro Non-Financial Fixed & Floating Rate High Yield Index).


Les fonds distribués par CORUM L’Épargne n’offre aucune garantie de rendement ni de performance et présente un risque de perte en capital. La valeur des placements et les rendements qu’ils génèrent peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse. Les investissements constituant leurs patrimoines sont soumis au risque de marché et, potentiellement, au risque de change. Nous attirons votre attention sur le fait que les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances futures.


Cet article est une communication marketing. Nous vous recommandons de consulter les documents réglementaires de BCO et CORUM BEHY en amont de toute décision d’investissement (document d’information clé pour l’investisseur, prospectus, rapport annuel) dans lesquels sont décrits les risques liés à l’investissement et disponibles sur le site www.corumbutler.com.

Les fonds obligataires Butler Credit Opportunities (BCO) et CORUM Butler European High Yield (CORUM BEHY) sont gérés par la société de gestion CORUM Butler Asset Management, domiciliée à Dublin et agréée par la Banque Centrale d’Irlande le 19 octobre 2018 (n° C176313).BCO et CORUM BEHY sont des OPCVM obligataires, compartiments du fonds irlandais CORUM Butler Credit Strategies ICAV agréé par la Banque Centrale d’Irlande (n° C195629).

CORUM L'Épargne, SAS au capital social de 101 304,09 €, RCS Paris n° 851 245 183, siège social situé 1 rue Euler 75008 Paris, inscrite auprès de l’ORIAS sous le numéro 20002932 (www.orias.fr) en ses qualités de conseiller en investissements financiers, membre de la CNCIF, chambre agréée par l’AMF, de mandataire en opérations de banque et services de paiement, de mandataire d'intermédiaire d'assurance et d’agent général d’assurance sous le contrôle de l’ACPR, 4, place de Budapest CS 92459 75436 Paris Cedex 9.

Partager cet article