Les différents types de gestion en assurance vie
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En bref
Choisir un mode de gestion en assurance vie, c’est décider comment investir votre épargne entre sécurité, rendement potentiel et risques, selon votre profil et votre horizon de placement :
- Le fonds en euros privilégie la sécurisation du capital et une évolution plus progressive de l’épargne, avec une exposition limitée aux marchés financiers.
- Les unités de compte investissent dans des actifs variés (actions, obligations, immobilier) et offrent un potentiel de rendement plus élevé, mais avec des risques accrus.
- La gestion de l’assurance vie peut être libre, pilotée, sous mandat ou à horizon, selon le temps disponible de l’épargnant, son expérience d’investisseur et son niveau d’acceptation du risque.
- Le bon choix du mode de fonctionnement de l’assurance vie dépend avant tout du profil, des objectifs financiers et de la capacité de chacun à suivre l’évolution des marchés dans la durée.
Dans un contrat d’assurance vie, la gestion des placements et la répartition des primes versées entre les différents supports dépendent de différents modes de gestion. Chaque type de gestion accompagne le souscripteur différemment, selon son profil, ses objectifs financiers, son horizon d’investissement et son niveau de risque accepté. Chaque mode de gestion influence ainsi la place des supports en euros et des unités dans l’assurance vie, la nature des actifs présents dans les investissements, ainsi que les arbitrages réalisés au fil du temps.
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2. Gestion libre
Dans la gestion libre, l’épargnant choisit lui-même la répartition de ses placements entre les supports disponibles au sein du contrat d’assurance vie. Ce mode de gestion permet à l’investisseur de décider de l’allocation de son épargne entre fonds en euro, et unités de compte (actions, obligations, SCPI et autres produits financiers), selon son profil de risque, son horizon de placement et ses objectifs à long terme. Le gestionnaire n’intervient pas directement : c’est l’épargnant qui effectue les arbitrages et les options de répartition, en tenant compte des risques des marchés et des avantages potentiels de chaque investissement.
Cette approche peut convenir aux investisseurs souhaitant participer activement à la vie de leur contrat, suivre leurs investissements et ajuster eux-mêmes leurs placements selon l’évolution des marchés financiers. Toutefois, ce type de gestion demande du temps, une bonne compréhension des supports et une vigilance régulière.
3. Gestion pilotée
La gestion pilotée est un mode d’investissement dans lequel l’épargnant confie la gestion de son contrat à un gestionnaire ou à un professionnel. Avant de mettre en place la stratégie d’investissement, un profil d’investisseur est défini : il peut s’agir, d’un profil prudent, équilibré ou dynamique. Ce profil est déterminé en fonction de la tolérance au risque de l’épargnant, de ses objectifs financiers, de son expérience en matière de placements et de son horizon d’investissement. Le gestionnaire utilise ce profil pour mettre en place une allocation d’actifs adaptée : un profil prudent privilégiera la sécurité du capital avec une part importante de fonds en euros, tandis qu’un profil dynamique acceptera une plus grande exposition aux marchés pour rechercher un rendement plus élevé, au prix d’une volatilité accrue.
Dans cette configuration, les arbitrages et les investissements sont réalisés automatiquement, ce qui apporte plus de simplicité. Pour autant, cela ne supprime pas le risque et ne garantit pas un montant de prestation minimum.
4. Gestion sous mandat
La gestion sous mandat repose sur un principe proche de la gestion pilotée, mais avec une délégation plus large accordée au gestionnaire. Le souscripteur signe un mandat au sein du contrat d’assurance vie, permettant au professionnel de réaliser des arbitrages, d’ajuster la répartition des supports et d’adapter les investissements selon les marchés financiers et les objectifs du profil choisi.
Ce mode de gestion peut convenir aux investisseurs qui souhaitent un accompagnement durable et total. Toutefois, comme pour tout type de gestion, il reste important pour l’épargnant de comprendre les risques, la place des différents supports et la manière dont le gestionnaire met en œuvre les arbitrages dans la vie du contrat.
5. Gestion à horizon
La gestion à horizon est un mode d’investissement où la répartition des placements évolue progressivement en fonction du terme prévu pour le contrat et de l’horizon de placement de l’investisseur. Au début de la vie du contrat, une part plus importante peut être investie en unités de compte afin de rechercher un rendement potentiel plus élevé. À mesure que l’échéance approche, la répartition est ajustée vers davantage de supports en euros, afin de sécuriser le capital et de réduire les risques.
Ce type de gestion repose sur une allocation évolutive des actifs et sur des arbitrages programmés. L’épargnant bénéficie ainsi d’un mode de gestion structuré, adapté à l’horizon défini.
Il est important de noter que la gestion à horizon, bien que structurée et évolutive, peut conduire à des arbitrages automatiques réalisés à des moments qui ne sont pas toujours opportuns sur les marchés financiers. En effet, ces ajustements programmés ne tiennent pas compte des conditions de marché en temps réel, ce qui peut parfois entraîner des ventes ou des achats d’actifs lors de phases défavorables, impactant ainsi la performance finale du contrat.
6. Options d’arbitrage automatique
Dans certains contrats d’assurance vie, des options d’arbitrage automatique peuvent accompagner la gestion des placements. Ces options permettent, par exemple, de transférer automatiquement une partie des plus-values réalisées vers le fonds en euros, afin de renforcer la sécurisation du capital et de limiter certains risques financiers. D’autres arbitrages automatiques peuvent ajuster l’allocation d’actifs selon des seuils définis, le profil de l’investisseur ou les objectifs fixés au sein du contrat.
Le choix du mode de gestion en assurance vie doit impérativement tenir compte du profil de l’épargnant, de ses objectifs financiers, de son horizon d’investissement et de sa tolérance au risque. Qu’il privilégie la sécurité, l’équilibre ou la performance, chaque investisseur peut adapter la répartition de ses placements pour concilier sécurisation du capital et recherche de rendement. L’essentiel est d’adopter une approche réfléchie et personnalisée.
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