Livret A, LEP, LDDS, Livret Jeune… quels nouveaux taux au 1er février 2026 (et ce que ça change vraiment)

Le compte à rebours est lancé. Dans quelques jours, au 1er février 2026, les livrets réglementés vont changer de taux. Une mise à jour récurrente… mais avec un impact très concret sur des millions d’épargnants.

Car quand les taux bougent, ce n’est pas seulement une annonce “technique”. C’est une question simple qui revient immédiatement : où placer son argent quand les livrets rapportent moins ?

Ce qui est acté aujourd’hui : le Livret A va passer à 1,5%, le LDDS suivra le même mouvement, et le LEP restera plus élevé, à 2,5%.

Livret A : bientôt 1,5%… le grand classique reprend son rôle de pure épargne de précaution

 

Le Livret A reste le placement “réflexe” par excellence : accessible, garanti, liquide (c’est-à-dire que l’argent reste disponible). Mais à compter du 1er février 2026, il devra faire avec un rendement plus léger : 1,5%.

Dans les faits, cela renforce une évidence : le Livret A reste un excellent outil pour une réserve de sécurité (de l’argent que l’on garde pour les imprévus) mais il n’est clairement pas fait pour viser une performance.

LDDS : même baisse, même logique

 

Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) va suivre exactement le même mouvement.

À partir du 1er février, son taux sera lui aussi fixé à 1,5%, en ligne avec le Livret A.

Pour les épargnants qui l’utilisent comme livret complémentaire, c’est un rappel : LDDS et Livret A jouent le même rôle. Pratique, mais peu dynamique.

LEP : 2,5%… le livret qui garde une longueur d’avance

 

Au milieu de ce ralentissement général, le LEP (Livret d’Épargne Populaire) fait figure d’exception. Il restera, au 1er février, le livret réglementé le plus rémunérateur avec un taux annoncé à 2,5%.

Le taux du Livret d’Épargne Populaire (LEP) est normalement déterminé par une formule qui prend en compte différents indicateurs économiques, comme l’inflation et les taux de marché. Mais comme l’explique Les Echos – Investir, cette formule aurait dû aboutir à un taux de 1,9 % pour le LEP au 1er février 2026. Toutefois, les autorités ont décidé de lui donner un “coup de pouce” en fixant son taux à 2,5 %. Cela veut dire qu’au lieu d’appliquer strictement la formule, un ajustement exceptionnel a été fait pour soutenir le pouvoir d’achat des épargnants modestes, principaux bénéficiaires du LEP.

En effet, le LEP n’est pas accessible à tous. Son ouverture est réservée aux personnes dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain plafond, fixé chaque année par l’administration fiscale. Pour l’année 2026, par exemple, le plafond est de 21 393 € pour une personne seule, 32 818 € pour un couple, et il augmente selon la composition du foyer fiscal.

Livret Jeune : au minimum 1,5%, selon les banques

 

Le Livret Jeune a une particularité : son taux n’est pas fixé directement par l’État, mais par les banques. En revanche, il existe une règle incontournable : il ne peut pas être inférieur au Livret A.

Donc mécaniquement, au 1er février 2026, il sera au moins à 1,5%, et parfois plus selon les établissements.

Pourquoi ces taux bougent ? Et qui décide vraiment ?

 

Bien sûr, ces évolutions de taux ne résultent ni du hasard ni d’une simple décision politique. Elles répondent avant tout à une méthode de calcul étroitement liée à la conjoncture économique.

Dans un premier temps, la Banque de France applique cette formule et effectue les calculs nécessaires. C’est elle qui élabore une recommandation de taux qu’elle soumet ensuite au ministre compétent.

Le ministère de l’Économie intervient alors pour valider et officialiser le taux proposé, précisant qu’il prend sa décision “sur proposition du Gouverneur de la Banque de France”.

Ainsi, la fixation du taux devient officielle après arbitrage de l’État, le processus reposant sur la collaboration étroite entre la Banque de France et le ministère de l’Économie.

 

Le Livret A suit l’inflation et les taux de marché

 

Le taux du Livret A s’appuie sur une formule qui prend en compte deux indicateurs majeurs : l’inflation et les taux d’intérêt à court terme sur le marché monétaire.

Concrètement, ces taux à court terme représentent le coût auquel les banques peuvent se prêter de l’argent entre elles, généralement pour des durées très courtes (quelques jours à quelques mois). Si ces taux augmentent, cela signifie que l’argent coûte plus cher à emprunter sur le marché, ce qui peut pousser le taux du Livret A à la hausse. À l’inverse, si ces taux baissent, le taux du Livret A a tendance à diminuer aussi. Ce mécanisme permet d’ajuster la rémunération de l’épargne en fonction de la situation économique du moment.

 

Et le LEP ? Une logique plus protectrice

 

Le LEP, ou Livret d’Épargne Populaire, se distingue par une approche plus protectrice en faveur des épargnants aux revenus modestes. Contrairement au Livret A, dont le taux suit principalement une formule indexée sur l’inflation et les taux du marché monétaire, le LEP bénéficie d’une attention particulière des pouvoirs publics. En effet, son taux est non seulement calculé selon une méthode similaire, mais il reçoit aussi régulièrement un “coup de pouce” : cela signifie que le gouvernement peut décider de maintenir le taux à un niveau supérieur à celui qui résulterait strictement de la formule de base, afin de préserver au mieux le pouvoir d’achat des titulaires. Cette volonté de soutien explique pourquoi, en 2026, le LEP conserve un rendement nettement supérieur à celui du Livret A, offrant ainsi une solution d’épargne plus avantageuse pour les personnes éligibles.

 

 

Dès les prochains jours, de nouveaux taux s’appliqueront : les livrets réglementés garderont leur utilité, mais ils ne suffiront plus à couvrir tous les besoins et encore moins à viser de plus hautes performances.

Plus que jamais, ce 1er février 2026 marque le retour à la prudence. Le Livret A, le LDDS et le LEP resteront des placements sûrs, mais diversifier sera d’autant plus indispensable pour mieux gérer son patrimoine.

L’assurance vie, via le fonds euros ou les unités de compte (épargne en actions, en obligations ou en immobilier), peut vous offrir plus d’opportunités, une fiscalité spécifique et de meilleures perspectives sur le long terme, mais il est important de rappeler que le rendement n’est jamais garanti et dépend des évolutions des marchés financiers et immobiliers.

Les solutions CORUM, qu’elles soient immobilières ou obligataires, recherchent un équilibre entre sécurité et performance. Ces dernières s’adressent à différents profils d’épargnants, mais comportent également des risques, notamment en termes de perte en capital et de liquidité. Avant d’envisager une diversification, il convient donc de bien s’informer et d’évaluer sa situation personnelle afin de choisir les placements les plus adaptés à ses objectifs.

 

 

Les produits commercialisés par CORUM L'Épargne sont des investissements long terme qui n’offrent aucune garantie de rendement ou de performance et présentent un risque de perte en capital et de liquidité. Les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier, financier et du cours des devises. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

 

Par 

Faustine RIOT