Comment l’épargne des Français est-elle investie ? Décryptage des données du Trésor (janvier 2026)

Actuellement, l’épargne financière des ménages français atteint des sommets. Au deuxième trimestre 2025, elle représentait 6 596 milliards d’euros, un niveau historiquement élevé. Mais derrière ce chiffre impressionnant, une question demeure : que finance réellement cette épargne ?
Dans sa note Trésor-Éco n° 378 publiée en janvier 2026, la Direction générale du Trésor propose un exercice de « mise en transparence », permettant de suivre, euro par euro, la destination finale de l’épargne des Français.
Les enseignements sont clairs : concentration géographique, forte intermédiation et préférence marquée pour la liquidité structurent encore largement les choix d’allocation.
Un biais domestique toujours dominant dans l’épargne financière
Premier enseignement marquant : l’épargne française reste majoritairement investie sur le territoire national. Selon le Trésor, 58 % de l’épargne confiée aux institutions financières est investie en France, et 80 % en zone euro.
Or, cette concentration géographique, qualifiée de « biais domestique », signifie que la majorité des placements dépend directement de la conjoncture économique, budgétaire et financière française. Le Trésor rappelle que ce phénomène « met en défaut la théorie de diversification des portefeuilles », en exposant les ménages aux risques spécifiques d’un seul marché. Autrement dit, concentrer l’essentiel de son épargne sur un même pays revient à dépendre fortement de sa conjoncture économique, sans bénéficier des mécanismes de compensation offerts par une diversification géographique.
En miroir : une logique d’investissement européenne assumée chez CORUM
Ce constat met donc en évidence l’intérêt d’une diversification géographique plus large.
Depuis sa création, CORUM a fait le choix d’un périmètre d’investissement résolument européen, sans se limiter au marché français. Les SCPI CORUM investissent ainsi dans plusieurs pays de la zone euro, ainsi qu’aux États-Unis, afin de diversifier les sources de revenus locatifs et de réduire l’exposition à un seul cycle économique national.
Rappelons néanmoins qu’en cas d’investissement hors zone euro, les épargnants s’exposent à un risque de devise ou de change. Cela signifie que la valeur de leur placement peut fluctuer en fonction des variations des taux de change entre l’euro et les monnaies étrangères, ce qui peut impacter le rendement final de l’investissement.
Une épargne massivement intermédiée par les institutions financières
L’étude du Trésor met également en lumière le rôle central des intermédiaires financiers. Banques, assureurs et fonds d’investissement concentrent l’essentiel des placements des ménages et orientent leur utilisation finale.
L’exercice de mise en transparence révèle que, pour 10 euros de patrimoine financier :
- 4 euros servent à détenir des fonds propres d’entreprises,
- 3 euros sont investis en obligations,
- 2 euros financent des prêts,
- Un peu plus de 1 % seulement est investi dans des actifs immobiliers
Parmi les obligations, une part significative finance la dette des administrations publiques, majoritairement françaises. Le Trésor précise ainsi que 752 milliards d’euros, soit 11 % du patrimoine financier des ménages, correspondent à de la dette publique, principalement détenue via les assureurs, les banques et la Caisse des Dépôts.
Ce fonctionnement illustre une réalité souvent méconnue : une large part de l’épargne dite « sécurisée » finance indirectement les besoins de l’État, via des circuits d’intermédiation complexes.
En miroir : une approche fondée sur des investissements directs et tangibles
À rebours de cette intermédiation très marquée, CORUM privilégie des investissements directs dans l’économie réelle.
Plutôt que d’investir dans de la dette souveraine, les fonds gérés par CORUM sont principalement exposés :
- A l’immobilier d’entreprise physique (bureaux, commerces, logistique, hôtellerie…),
- Et au financement obligataire d’entreprises.
Cette approche vise à rendre l’usage de l’épargne plus lisible et concrète.
Précisons cependant que, même si les performances des SCPI et des fonds immobiliers sont en général supérieures à celles des produits d’épargne plus traditionnels, elles ne sont en aucun cas garanties. Ce type d’investissement présente des risques, notamment du fait de la volatilité des marchés immobiliers et des aléas liés aux locataires ou à la conjoncture économique.
L’immobilier financier (la pierre-papier), une place marginale dans l’allocation
Autre constat notable : l’immobilier est très faiblement représenté dans le patrimoine financier des ménages. Selon le Trésor, les fonds immobiliers et SCPI ne représentent qu’un peu plus de 1 % de l’épargne financière.
Or, ce chiffre contraste fortement avec la place centrale de l’immobilier dans le patrimoine global des Français, essentiellement via la détention de leur résidence principale.
En miroir : l’immobilier comme classe d’actifs centrale chez CORUM
Ce faible poids de l’immobilier financier souligne un écart entre le patrimoine détenu directement et l’allocation financière.
Chez CORUM, l’immobilier constitue précisément le cœur de la stratégie d’investissement, via des SCPI investies dans l’immobilier, en France et à l’étranger.
L’objectif est d’inscrire l’investissement immobilier dans une logique de long terme, en recherchant des revenus potentiels réguliers, et tout en mutualisant les risques grâce à la diversification géographique et sectorielle. Toutefois, il convient de souligner que, même dans ce cadre, le risque de perte en capital demeure présent et ne peut être totalement éliminé.
Liquidité et garantie : une préférence structurante
Enfin, l’étude confirme une caractéristique bien connue de l’épargne française : la priorité donnée à la liquidité et à la garantie du capital.
Le Trésor souligne que deux tiers des placements financiers correspondent à des produits de taux, c’est-à-dire des placements offrant une rémunération connue à l’avance ou encadrée (comme le Livret A ou l’assurance vie investie en fonds euros).
Les chiffres sont éloquents :
- 2 127 milliards d’euros sont placés sur des comptes de dépôts et livrets,
- 2 246 milliards d’euros sur des produits d’assurance,
- Contre 2 167 milliards d’euros seulement en titres (actions et obligations).
Cette préférence marquée pour la liquidité contribue à rendre une partie de l’épargne « dormante ». Concrètement, une grande partie des sommes placées sur les livrets bancaires reste disponible à tout moment, mais elle est peu ou pas mobilisée pour financer des projets économiques sur la durée.
Ces placements remplissent avant tout une fonction de réserve de sécurité : ils permettent de faire face à des dépenses imprévues ou de conserver une épargne facilement accessible. En revanche, parce qu’ils peuvent être retirés à tout moment, ils ne sont pas conçus pour financer des investissements de long terme, comme le développement des entreprises, les infrastructures ou l’immobilier.
Le Trésor souligne également que cette forte liquidité s’accompagne généralement d’un rendement limité. Si ces produits offrent de la stabilité et de la visibilité, leur capacité à faire croître l’épargne sur le long terme reste restreinte, comparée à des placements mobilisant les capitaux sur des horizons plus longs.
En miroir : une logique de placement à long terme assumée
Dans ce contexte, CORUM s’inscrit dans une logique différente : accepter une liquidité plus limitée et un horizon d’investissement long pour viser un plus haut rendement potentiel.
Pour rappel : investir dans les SCPI et les fonds immobiliers comporte un risque de liquidité : la revente des parts peut s’avérer difficile ou prendre du temps, notamment en cas de baisse du marché ou de faible demande. L’épargnant doit donc être conscient qu’il pourrait ne pas récupérer immédiatement ses fonds au moment où il souhaiterait sortir de son investissement.
Les SCPI et fonds immobiliers impliquent un engagement dans la durée, cohérent avec la nature des actifs sous-jacents. Cette approche vise à transformer une partie de l’épargne de précaution en épargne de projet, orientée vers le financement durable de l’économie réelle.
En définitive, l’étude Trésor-Éco n° 378 livre une photographie précise et documentée de l’épargne financière des ménages français. Elle met en évidence une épargne abondante, largement investie sur le territoire national, fortement intermédiée et majoritairement orientée vers des placements liquides et sécurisés, tandis que l’immobilier financier y occupe une place marginale.
Comme le rappelle le Trésor, cette analyse « constitue une photographie à un instant donné » et ne préjuge pas des évolutions futures des comportements d’épargne. Elle offre néanmoins un cadre de lecture pour mieux comprendre certains choix patrimoniaux aujourd’hui dominants et, en miroir, les approches qui privilégient la diversification géographique, une exposition plus directe à l’économie réelle et une logique d’investissement inscrite dans le temps long, à l’image de celles mises en œuvre par CORUM.
Les produits commercialisés par CORUM L'Épargne sont des investissements long terme qui n’offrent aucune garantie de rendement ou de performance et présentent un risque de perte en capital et de liquidité. Les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier, financier et du cours des devises. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Par
Faustine RIOT