La gestion à horizon en assurance vie
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En bref
La gestion à horizon en assurance vie est un mode de gestion qui fait évoluer progressivement le niveau de risque d’un placement au fil des années, pour l’adapter à la durée restante jusqu’à l’objectif de l’épargnant :
- Elle repose sur une répartition des supports d’investissement qui change automatiquement avec le temps : plus d’actifs risqués au départ, puis une sécurisation progressive à l’approche du terme.
- L’idée est d’aider l’investisseur à trouver un équilibre entre potentiel de rendement et risques de marché, sans toutefois promettre de performance ni de capital garanti.
- Des arbitrages automatiques sont réalisés afin d’ajuster la répartition du portefeuille. Il est important de noter que ces arbitrages peuvent parfois intervenir à des moments peu opportuns puisque leur déclenchement dépend strictement de l’horizon de placement prédéfini, et non des conditions réelles du marché.
La gestion à horizon en assurance vie cherche un équilibre entre rendement potentiel et sécurisation du capital, grâce à une répartition progressive des supports en unités de compte et en euros, avec des arbitrages et une allocation d’actifs adaptés à l’horizon de placement. Explications.
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2. La gestion à horizon : définition
La gestion à horizon en assurance vie est une approche de gestion pilotée qui adapte progressivement le niveau de risque, la répartition du portefeuille et la sécurisation du capital en fonction du terme prévu du contrat :
Au départ, l’allocation privilégie les actifs risqués pour profiter du potentiel de rendement.
Puis, elle évolue vers une sécurisation accrue à mesure que le terme du placement approche.
Contrairement à la gestion pilotée « classique » où le profil reste stable, le profil de risque en gestion à horizon devient plus prudent avec le temps.
3. Comment ça marche concrètement ?
Dans le cadre d’une gestion à horizon en assurance vie, la stratégie repose sur une allocation d’actifs qui évolue progressivement au fil du temps. Cette méthode n’annule pas les risques de marché ni la possibilité de perte en capital, mais elle structure l’investissement à travers des étapes clés et des arbitrages automatiques prévus par le contrat.
- Définir l’horizon de placement : Déterminer la durée pendant laquelle l’argent sera investi (ex. retraite, transmission, projet personnel), ce qui guide la stratégie de risque et la répartition sur les différents supports.
- Choisir un profil de risque : Sélectionner le niveau de tolérance aux fluctuations du marché selon les objectifs, la situation financière et la capacité à accepter des variations de performance.
- Appliquer une grille d’allocation évolutive : Répartir progressivement les investissements entre actifs risqués (comme les actions) et supports sécurisés (comme les fonds en euros), avec une sécurisation accrue à l’approche du terme.
- Mettre en œuvre des arbitrages automatiques : Des ajustements programmés de la répartition des actifs sont ainsi programmés, sans que l’épargnant ait besoin d’intervenir.
4. Gestion à horizon : synthèse des atouts potentiels
- Adaptation du niveau de risque à la durée du projet : Le risque est progressivement réduit à l’approche de l’échéance, permettant de mieux aligner les investissements avec les objectifs et le temps disponible pour absorber les fluctuations.
- Solution accessible aux épargnants novices : Contrairement à la gestion libre, cette forme de gestion pilotée évite à l’épargnant d’avoir à réaliser lui-même des arbitrages complexes ou à suivre en permanence les marchés.
- Alignement avec des objectifs de long terme : Cette méthode accompagne l’investisseur de la phase d’accumulation à celle de sécurisation.
- Organisation et automatisation de la gestion : Grâce à l’encadrement du contrat, la répartition et les arbitrages sont programmés et adaptés dans le temps.
Il est essentiel de rappeler que la gestion à horizon ne constitue jamais une promesse de rendement ni de préservation du capital.
5. Limites, risques et points de vigilance
- Risque de perte en capital : Les investissements en unités de compte et sur les marchés financiers peuvent entraîner des pertes, la valeur du portefeuille peut baisser.
- Aucune garantie de rendement : Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et aucune stratégie ne garantit un rendement ou la préservation du capital.
- Modification de l’horizon de placement : Un changement de projet ou de situation personnelle peut rendre la grille d’allocation initiale inadaptée aux nouveaux besoins. Cette approche est beaucoup moins personnalisée et évolutive qu’une gestion sous mandat, par exemple.
- Arbitrages automatiques à des moments défavorables : Les réallocations programmées peuvent se faire indépendamment des conditions de marché, en se basant uniquement sur l’horizon temporel du projet, parfois après une baisse ou à un moment peu opportun.
- Impact des frais : Les frais contractuels, de gestion et liés aux supports peuvent réduire la performance globale.
- Nécessité de bien comprendre le contrat : Il est crucial de lire attentivement la documentation et de s’assurer que la stratégie reste adaptée à la situation et aux objectifs personnels.
- Responsabilité individuelle : Malgré le cadre structuré de la gestion à horizon, l’épargnant doit régulièrement vérifier l’adéquation entre le contrat, le profil d’investissement, le niveau de risque et ses propres objectifs.
La gestion à horizon en assurance vie invite l’épargnant à aborder son placement avec une vision de long terme, en tenant compte de son profil, du niveau de risque qu’il est prêt à accepter et de ses objectifs à venir. Ce mode de gestion organise l’allocation des actifs, la répartition des supports entre unités de compte et fonds en euros, les arbitrages et la sécurisation du capital dès le départ du contrat, selon une stratégie et une grille définies avec le gestionnaire dans le cadre du mandat. Sans promettre de rendement ni de performance, la gestion à horizon aide à structurer les investissements.
