Gouverner sans majorité : quels risques pour les marchés… et comment s’en protéger ?

Depuis la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, suivie presque aussitôt de sa reprise de fonction, la France est entrée dans une zone d’incertitude politique sans précédent : absence de majorité stable à l’Assemblée, tensions autour du budget 2026, inquiétudes sur la trajectoire économique du pays... Or, les marchés financiers, comme les ménages, détestent l’imprévisible. Pourtant, c’est un fait : sans majorité claire, il devient plus difficile pour l’État de voter ses lois, de maîtriser ses dépenses et d’inspirer confiance aux investisseurs.

Mais faut-il s’en alarmer ? Et surtout, comment adapter sa stratégie d’épargne à ce climat politique incertain ?

 

Une gouvernance sans majorité : un signal d’incertitude pour les marchés

 

Dans toute économie, la confiance joue un rôle clé : c’est elle qui guide les décisions d’investissement, la consommation et la trajectoire des taux d’intérêt.

Comme l’explique Les Échos : « Les marchés financiers ne réagissent pas seulement à l’économie réelle, mais à la perception de la stabilité politique. L’absence de majorité crée un brouillard budgétaire difficile à lire pour les investisseurs. » 
(Les Échos, 2 octobre 2025)

Une situation de “gouvernement minoritaire” renforce ainsi la prudence des investisseurs étrangers, qui exigent souvent une prime de risque plus élevée pour financer la dette française.  

 

Quand la politique fait bouger les taux

 

Pourquoi les taux montent-ils en cas d’incertitude ?

 

Lorsqu’un pays paraît plus risqué, les marchés réclament une meilleure rémunération pour lui prêter de l’argent. C’est ce qu’on appelle la « prime de risque ». 
Résultat : les taux d’intérêt à long terme (ceux des obligations d’État, par exemple) ont tendance à remonter.

Cette hausse se répercute ensuite sur l’ensemble de l’économie :

  • L’État emprunte plus cher pour financer ses politiques publiques,
  • Les entreprises voient le coût de leurs crédits augmenter,
  • Et les ménages se retrouvent face à des taux de crédits immobiliers plus élevés.

 

Il y a quelques mois, Le Monde observait : « Le rendement de l’emprunt d’État français à 30 ans a atteint 4,5 %, au plus haut depuis la crise de la zone euro en 2011. » 
(Le Monde, 2 septembre 2025)

 

La conséquence sur la croissance

 

Or, des taux plus hauts signifient aussi moins d’investissement et de consommation
Les entreprises repoussent leurs projets, les ménages épargnent davantage par précaution. L’économie ralentit — non pas par manque de moyens, mais par manque de visibilité.

 

Les marchés financiers : entre volatilité et recherche de refuge

 

L’incertitude politique crée souvent de la volatilité à court terme. 
Les marchés actions peuvent baisser, non pas parce que les entreprises vont mal, mais parce que les investisseurs détestent l’imprévisibilité.  

Ce phénomène n’est pas propre à la France : il a également été observé en Italie en 2018 ou au Royaume-Uni après le Brexit. Mais il rappelle une règle simple : plus le risque politique augmente, plus les marchés cherchent à se protéger; et souvent, à se diversifier hors des frontières nationales.

 

Comment se protéger : la force de la diversification

 

Diversifier, pour lisser les chocs

 

Une épargne bien répartie entre plusieurs types de placements (immobilier, obligations, actions, …) et zone géographique permet de réduire l’impact d’un choc politique localisé.

Ainsi, si la France traverse une période de tension, un portefeuille exposé à d’autres zones géographiques continuera à générer potentiellement des revenus.

 

Miser sur des actifs tangibles et hors des frontières nationales

 

Les SCPI et les fonds obligataires européens peuvent constituer des leviers efficaces pour traverser ces périodes :

  • L’immobilier, parce qu’il repose sur des biens concrets, peut continuer de produire des revenus locatifs même quand les marchés boursiers fluctuent.
  • Les obligations, quant à elles, peuvent offrir des revenus réguliers et prévisibles, à condition de rester sélectif sur la qualité des émetteurs.

 

La gestion indépendante : un atout en période trouble

 

Chez CORUM, l’indépendance de notre gestion nous permet d’ajuster rapidement nos sélections en fonction des cycles économiques et politiques. 
De plus, nos fonds sont investis dans plusieurs pays, ce qui limite la dépendance à la situation française. Cette diversification géographique et sectorielle renforce ainsi la résilience globale des portefeuilles.

 

L’approche CORUM : transformer l’incertitude en opportunité

 

L’incertitude politique est inévitable — mais elle n’est pas forcément synonyme de perte. 
Les périodes de doute ouvrent aussi la voie à des opportunités d’investissement : actifs sous-valorisés, marchés délaissés temporairement, obligations mieux rémunérées…

Chez CORUM, nous considérons ces moments comme des phases de repositionnement. Nos stratégies reposent sur trois principes :

  • Indépendance : une gestion libre de toute contrainte politique ou bancaire.
  • Diversification sectorielle et géographique : répartir les investissements dans différents pays et secteurs.
  • Rendements réels et durables : privilégier les actifs tangibles qui peuvent générer des revenus réguliers.

Tout l’enjeu de cette approche ? Permettre à nos épargnants de garder le cap, même lorsque l’environnement politique se complique.

 

Une France sans majorité stable, un budget incertain, une économie sous tension : ces signaux nourrissent l’inquiétude des marchés, mais ne doivent pas paralyser les épargnants. 
La clé n’est donc pas d’éviter le risque, mais de mieux le répartir.

 

Les produits commercialisés par CORUM L'Épargne sont des investissements long terme qui n’offrent aucune garantie de rendement ou de performance et présentent un risque de perte en capital et de liquidité. Les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier, financier et du cours des devises. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

 

Par

Faustine RIOT