La liquidité dans l’épargne : comment conjuguer rendement et accès à son argent ?

Pouvoir retirer son argent quand on veut… sans sacrifier la performance. Voilà le dilemme auquel chaque épargnant est confronté. Entre le livret A, disponible en quelques secondes mais peu rémunérateur, et la pierre-papier (via les SCPI), plus rentable mais moins accessible, le choix n’est jamais évident. Alors, comment trouver le bon équilibre entre rendement et liquidité ?

 

La liquidité, qu’est-ce que c’est vraiment ?

 

Un produit d’épargne est dit “liquide” lorsqu’il permet de récupérer son capital rapidement et sans contraintes. Le livret A en est l’exemple parfait : en un clic, votre épargne passe sur votre compte courant. À l’inverse, investir dans de l’immobilier via une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) implique un délai pour revendre ses parts. Le principe est simple : plus l’épargne est engagée dans des placements concrets (ici des biens immobiliers), plus le placement est long à céder, et moins la liquidité est immédiate.

 

Le dilemme rendement / liquidité

 

Quand on parle d’épargne, il est souvent question d’un duo fondamental : rendement et risque. La liquidité, quant à elle, désigne la capacité à récupérer son argent facilement : en d’autres termes, plus c’est liquide, plus il est possible de retirer son épargne rapidement. Mais souvent, cela empiète sur le rendement. À l’inverse, laisser son argent bloqué plus longtemps peut généralement rapporter davantage, car le gestionnaire a les mains libres pour investir sur le long terme. Mais attention, en cas de besoin urgent, il est plus difficile d’accéder à son épargne.  

Il existe cependant des exceptions notables à la règle générale liant liquidité et rendement. Par exemple, dans le cadre de l’assurance vie, la liquidité de l’épargne est garantie par l’assureur, quelle que soit la nature des actifs sous-jacents (immobilier, actions, obligations, etc.). C’est donc l’assureur qui s’engage à vous restituer les fonds selon les modalités prévues au contrat. Ainsi, même si les supports d’investissement peuvent être moins liquides, cela n’impacte pas votre capacité à retirer votre argent.

À l’inverse, le Plan d’Épargne Retraite (PER) n’offre pas cette souplesse. Sauf cas exceptionnels (décès, invalidité, achat de la résidence principale, etc.), les sommes investies restent bloquées jusqu’à la retraite. Pourtant, les supports proposés dans un PER sont souvent similaires à ceux d’une assurance vie (fonds euros, unités de compte), mais l’accès à l’épargne y est nettement plus restreint, ce qui en fait un produit structurellement non liquide.

 

Chiffres à noter : Les livrets réglementés (liquides) rapportaient en moyenne 3 % en 2023 (Banque de France, Bulletin n°248, septembre 2023), quand les SCPI (moins liquides) affichaient un rendement moyen de 4,5 % (ASPIM, Note de conjoncture T2 2023).

 

Trois cas concrets pour mieux comprendre

 

Les livrets réglementés. Ici, la liquidité est totale : épargne disponible à tout moment, sans frais ni délais. Mais le revers est un rendement limité, pensé avant tout pour la sécurité et la flexibilité.

L’assurance vie. Produit préféré des Français, elle offre un rendement potentiel plus attractif, surtout sur le long terme. Avec elle, les retraits sont possibles, mais nécessitent un délai (souvent une à deux semaines). En effet, la liquidité est garantie par l’assureur, mais cela a un coût : comme c’est l’assureur qui prend le risque de devoir vous verser les fonds à tout moment, même si les actifs sous-jacents ne sont pas immédiatement liquides, il prélève en contrepartie des frais de gestion qui ont un impact négatif sur la performance nette de votre contrat. De plus, la fiscalité joue aussi un rôle : l’avantage maximum s’obtient après huit ans de détention.  

Les SCPI. Ces placements investissent dans la “pierre-papier”. Le rendement peut être intéressant, mais la liquidité dépend du marché secondaire (là où se revendent les parts de SCPI déjà en circulation) : la revente de parts peut prendre plusieurs semaines à plusieurs mois, selon l’offre et la demande. Ici, l’illiquidité est donc un risque directement supporté par l’investisseur, qui doit accepter de ne pas pouvoir récupérer son argent immédiatement en cas de besoin, en contrepartie d’un rendement potentiellement plus élevé.

 

L’importance de bien calibrer ses besoins

 

L’épargnant doit se poser la bonne question : “De combien d’épargne disponible ai-je besoin rapidement ?” Rappelons-le : se constituer une réserve liquide est essentiel pour les dépenses imprévues ou les projets immédiats. Mais au-delà de ce matelas de précaution, accepter une moindre liquidité permet de viser un rendement supérieur et de faire fructifier son capital.

 

L’arbitrage gagnant : mixer épargne liquide et placements de long terme

 

La bonne stratégie ? Équilibrer.  

  • Garder une enveloppe très liquide – livret A, par exemple – pour les coups durs.
  • Et consacrer une fraction de son capital au long terme, via des placements comme les SCPI, qui valorisent le capital dans la durée.  

Cette combinaison permet d’allier sérénité et performance.

 

FOCUS sur les SCPI CORUM pour diversifier votre épargne

 

Les SCPI sont généralement des placements peu liquides, car elles reposent sur l’immobilier, un actif nécessitant du temps pour être vendu.

Toutefois, les SCPI du groupe CORUM, grâce à leur expertise historique dans ce domaine et leur notoriété, offrent une bonne liquidité, avec un délai moyen de revente d’environ deux semaines (bien que non garanti).

Par ailleurs, les SCPI CORUM sont aussi accessibles via l’assurance vie. Or, lorsque vous détenez des parts de SCPI via un contrat d’assurance vie, c’est l’assureur qui prend en charge la liquidité. Cela signifie qu’en cas de demande de rachat ou de retrait, c’est l’assureur qui vous verse les fonds, selon les modalités prévues par le contrat, sans attendre la revente réelle des parts sur le marché secondaire. Cette disposition offre une sécurité supplémentaire et une meilleure visibilité sur les délais de récupération de votre épargne, tout en vous permettant de bénéficier de la fiscalité spécifique de l’assurance vie.

 

Pour faire simple : généralement, plus un placement est liquide, moins il rapporte. Mais bien pensé, un portefeuille mêlant épargne liquide et placements à long terme permet d’avoir le beurre et l’argent du beurre : la sécurité d’un accès rapide à une partie son épargne… et la perspective d’un rendement potentiel dans la durée.

 

Acheter des parts de SCPI CORUM est un investissement immobilier. Comme tout placement immobilier, il s’agit d’un investissement long terme dont la liquidité est limitée. Nous vous recommandons une durée de placement de 10 ans. Ce placement comporte des risques, il existe tout d’abord un risque de perte en capital. De plus, les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier et du cours des devises. Nous précisons que CORUM Asset Management ne garantit pas le rachat de vos parts. Enfin, comme pour tout placement, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. 

 

Par 

Faustine RIOT