Taux en baisse aux États-Unis : et si l’immobilier redevenait la valeur refuge des épargnants ?

La Réserve fédérale américaine (la Fed) a amorcé un cycle de baisse de ses taux directeurs, relançant l’optimisme sur les marchés financiers, mais ravivant aussi leur volatilité à court terme. Dans ce contexte, l’immobilier non coté, notamment via les SCPI, pourrait retrouver un rôle central pour les épargnants : celui de stabilisateur face aux soubresauts des actions et obligations.
Pourquoi la baisse des taux américains change-t-elle la donne ?
Récemment, la Fed a décidé de baisser son taux directeur de 4,25% à 4%, « pour donner un coup de fouet à l'économie américaine », (BFM Business, 09/10/2025).
Or, quand la Fed bouge, les marchés obligataires et les actions réagissent rapidement aux annonces.
En revanche, l’immobilier non coté (via les SCPI) ne réagit pas “instantanément” : ses valorisations et ses loyers évoluent plus lentement, parce qu’ils reposent sur des biens tangibles, souvent détenus à long terme.
Cette inertie, combinée à des revenus locatifs récurrents, crée donc une barrière naturelle à la volatilité des marchés financiers.
SCPI : un actif stabilisateur par nature
L’une des forces des SCPI est justement de ne pas être “synchrones” aux marchés financiers.
Lorsque les actions plongent ou que les obligations subissent des tensions, la valeur d’une SCPI (et les dividendes potentiels qu’elle distribue) ne réagit pas immédiatement. Les investisseurs continuent ainsi de percevoir des revenus locatifs potentiels, même lorsque les marchés traversent des turbulences.
En réalité, ce mécanisme est très logique : les SCPI reposent sur des immeubles loués. Le rendement provient de loyers réels, payés par des entreprises locataires, et non d’une valorisation boursière instantanée. Cette structure confère à l’immobilier non coté une inertie précieuse : les revenus évoluent plus lentement, mais de manière plus prévisible.
Et c’est ce qui explique, par exemple, la résilience historique de la SCPI CORUM Origin.
Depuis plus de dix ans, cette SCPI a maintenu un rendement annuel (non garanti) autour de 6 %, y compris pendant les périodes de crise majeures : pandémie de COVID-19, guerre en Ukraine, inflation record ou hausse rapide des taux d’intérêt.
Cette constance illustre la robustesse d’une stratégie fondée sur des revenus locatifs diversifiés et sur une sélection rigoureuse des locataires.
Malgré tout, rappelons que les marchés immobiliers connaissent eux aussi des cycles : phases d’expansion, de ralentissement, de correction… mais ils se déploient généralement sur plusieurs années, et pas en quelques jours comme sur les marchés financiers.
Le groupe CORUM en fait d’ailleurs un levier stratégique : investir au-delà des ressentis à court terme, sans suivre la tendance du moment.
Cela permet d’éviter de surpayer des actifs « à la mode » et, au contraire, de trouver de la valeur dans des immeubles temporairement délaissés mais présentant des fondamentaux solides — bon emplacement, qualité du locataire, durée du bail, ou encore potentiel de valorisation.
Immobilier non coté vs marchés financiers : deux dynamiques, deux horizons
Pour mieux comprendre ce qui distingue les SCPI des autres placements, comparons leur fonctionnement à celui des marchés financiers. Deux logiques coexistent : celle de la réactivité immédiate et celle du long terme.
Caractéristiques | Actions / Obligations (marchés cotés) | Immobilier non coté (SCPI) |
Réactivité aux taux et à la conjoncture | Très rapide : les prix réagissent immédiatement aux décisions des banques centrales et aux annonces économiques. | Plus progressive : les valorisations évoluent lentement car elles reposent sur des biens réels et des revenus locatifs. |
Liquidité | Élevée : les titres se vendent en quelques secondes sur les marchés. | Faible : la revente des parts peut prendre du temps, ce qui rend le placement moins adapté au court terme. |
Volatilité | Forte : les valorisations peuvent varier brutalement selon les nouvelles du marché. | Faible : l’absence de cotation quotidienne limite les variations de valeur. |
Rôle dans un portefeuille diversifié | Dynamiser la performance, mais avec plus de risque. | Apporter stabilité et revenus récurrents potentiels, en complément des actifs cotés. |
Les SCPI CORUM : la décorrélation comme levier de performance
Diversification géographique et sectorielle
Les SCPI CORUM ne se limitent pas à la France : elles investissent dans différents pays. Cette diversification géographique limite l’exposition à un seul marché national.
Elle permet de lisser les variations conjoncturelles propres à des économies locales.
Revenus récurrents potentiels + horizon de long terme
Les SCPI CORUM visent à générer des revenus réguliers issus des loyers (non garantis), peu dépendants du cycle monétaire à court terme.
Or, sur le long terme, la combinaison loyers + valorisation progressive peut permettre une performance plus stable.
En d’autres termes, utiliser les SCPI CORUM au sein d’un portefeuille diversifié (actions, obligations…) renforce la capacité à absorber les chocs.
Quand la politique monétaire est mouvante, la décorrélation joue son rôle essentiel : les SCPI fonctionnent différemment et apportent un coussin pour amortir les variations sur les actifs sensibles aux taux.
La baisse des taux aux États-Unis pourrait engendrer une période où les mouvements seront rapides et parfois imprévisibles. Dans ce décor, l’immobilier non coté, en particulier via les SCPI, peut reprendre une place de “valeur refuge” pour les épargnants recherchant de la décorrélation et des revenus réels.
Les produits commercialisés par CORUM L'Épargne sont des investissements long terme qui n’offrent aucune garantie de rendement ou de performance et présentent un risque de perte en capital et de liquidité. Les revenus ne sont pas garantis et dépendront de l’évolution du marché immobilier, financier et du cours des devises. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Par
Faustine RIOT